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Entreprendre demain - revue de prospective

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Les fablabs, un vivier de création d'entreprises ? - 15/02/2014

Dans un contexte économique mondial très concurrentiel, l'innovation est devenue  un élément central dans la politique économique car elle est moteur de croissance, de compétitivité et de création d'emplois. De nombreuses initiatives publiques ou privées ont déjà été prises pour favoriser l'émergence de nouveaux produits, de nouvelles technologies, de nouveaux services.
Des lieux de réflexions, d'échange et de transfert ont été mis en place (Pôles de compétitivité, incubateurs…) pour  les entreprises et les chercheurs.

Fait nouveau dans ce paysage, l'apparition d'espaces de travail collaboratifs ouverts, cette fois-ci, au grand public : les fablabs « Fabrication laboratory ». Ces laboratoires mettent à la disposition du grand public des machines à commandes numériques jusque-là plutôt utilisées par les entreprises industrielles (découpes lasers, imprimantes 3 D….). Chacun peut ainsi venir fabriquer, réparer, imaginer un produit, tester une idée. C'est avant tout un lieu d'échange des savoirs et des expériences. Les échanges se font au sein même du fablab mais ces réflexions ont aussi vocation à être partagées avec les autres fablabs.
Des publics très différents peuvent s'y côtoyer : étudiants, retraités, ingénieurs, artisans, inventeurs....

Ce concept vient des Etats-Unis. Le premier fablab a été ouvert il y a une dizaine d'années au sein de la prestigieuse université Massachusetts Institut of Technology (MIT). L'université américaine a rédigé une charte Fablab[1] qui liste les critères à respecter pour pouvoir utiliser le terme, le logo et échanger avec la communauté issue de ce concept.

En France, c'est à Toulouse que le premier fablab Artilect respectant cette charte est né en 2010. D'autres depuis ont fait leur apparition. Ils seraient actuellement une quinzaine en France, près de 450 dans le monde. Ces ateliers sont surtout présents en ville mais les premiers fablabs ruraux font également leur apparition. Le premier a vu le jour dans le village de Biarne dans le Jura.

Afin d'accélérer le développement de ces fablabs en France, Fleur Pellerin, ministre des PME, de l'Innovation et de l'Economie Numérique a lancé, le 25 juin dernier, un appel à projets « Fablabs 2013 ». 154 dossiers ont été déposés.  70 % des projets viennent de 23 régions hors Ile-de-France. Le ministère a également pu constater une mobilisation forte des associations (autour de 50 % des projets) mais aussi des entreprises (30 %), des collectivités territoriales, des établissements publics et des universités et écoles. Les projets soutenus dans le cadre de cet appel à projets ont été dévoilés le 13 décembre.
 
triangle.gif Comment fonctionnent-ils ?

Fabien Eychenne, chef de projet à la Fing (Fondation Internet nouvelle génération)  a piloté une étude[2] portant sur le fonctionnement des fablabs. L'enquête a été menée auprès d'une dizaine de fablabs répartis dans le monde pour mieux comprendre les spécificités de ces laboratoires. Il apparaît notamment que :

Les fablabs proposent selon leur public et leur financement des services différents. Cela peut être des « Open lab » ou journées portes ouvertes, des ateliers et formations pour apprendre à utiliser les machines, la location de machines. Certains fablabs proposent également des services à la demande. Tous ces services peuvent être gratuits ou payants.

Les fablabs sont le plus souvent portés par des universités, des associations, des fondations, des collectivités locales mais aussi par des communautés ayant des problématiques identiques.

Les coûts financiers sont essentiellement supportés par la structure support. Il faut compter 40 000 euros minimum pour équiper un fablab. Aucune structure ne peut fonctionner sans aide financière. L'ouverture quasi gratuite de ces lieux - c'est ce qui en fait leur spécificité - ne leur permet pas de s'autofinancer. Des financements publics (Etat, région,…) et/ou privés viennent compléter leur budget.

Les projets développés au sein des laboratoires sont divers : mise au point de prototypes, conception de produits ne pouvant être fabriqués par l'industrie traditionnelle comme des pièces de rechange, réalisation de projets artistiques…

Certaines grandes entreprises se sont aussi emparées du concept pour innover autrement. Elles permettent à leurs salariés de laisser libre court à leur créativité et stimuler l'innovation en interne. Dans le cadre de l'expédition ReFaire[3] lancée par la Fing, le Groupe Seb et Renault ont, par exemple, saisi l'opportunité d'expérimenter l'ouverture de fablabs en leur sein.  Renault a créé “Creative People Lab”. Le groupe Seb s'est associé, quant à lui, à l'EM Lyon et Centrale Lyon pour permettre aux étudiants du Master IDEA (Innovation, Design, Entrepreneuriat et Art) d'accéder à leur fablab.

Pour les petites entreprises qui n'ont pas les moyens d'avoir un service de Recherche/Développement, ces ateliers peuvent représenter une solution rapide et peu coûteuse pour tester un produit.

triangle.gif Quel impact économique et social ?

Dans l'appel à projet lancé par le gouvernement il est précisé que « de nombreux acteurs se forment sur l'utilisation des outils de fabrication numérique personnelle. Cette tendance correspond à un changement de paradigme de notre système économique, qui se traduit par une transposition dans le domaine de la fabrication des nouveaux types de relations qui ont émergés avec l'internet : nouveaux circuits de vente et de distribution, individualisation des activités, développement d'une culture de communauté et de partage, etc. Ainsi la fabrication numérique personnelle ouvre la porte, par exemple, à la vente à la demande, la personnalisation extrême des objets, à la réhabilitation de petites séries viables économiquement, ou encore à l'hyper-localisation de la production. Si ce nouveau paradigme n'a pas vocation à s'imposer dans l'ensemble de l'économie actuelle, son potentiel de croissance est fort et il pourrait constituer, à l'avenir, une part conséquente de notre activité économique. »

Ces ateliers ont également une vocation sociale car ils favorisent les rencontres, les échanges et une vocation éducative notamment pour les jeunes. En effet, ces derniers peuvent découvrir de façon ludique les outils numériques et développer leur créativité. Dans le même esprit, un Science tour a été organisé cet été par l'association « les Petits débrouillards » en partenariat avec l'émission « C'est pas sorcier ». Douze minibus équipés de matériels scientifiques et numériques ont sillonné les routes de France pour aller à la rencontre des jeunes pour leur (re)donner le goût des sciences. Cette initiative a été saluée par Fleur Pellerin pour qui « ces fablabs mobiles ré-ancrent dans le territoire l'envie d'innover par le partage des savoirs et des technologies». 

Enfin, ces laboratoires ne sont-ils pas également des viviers de créateurs d'entreprise ? car dans ces espaces des idées naissent, des projets se concrétisent et peuvent donner naissance à des entreprises.

etoile.gif Pour aller plus loin :
-    Association internationale des fablabs
-    Annuaire des fablabs
-    Fablab l'avant-garde de la nouvelle révolution industrielle, livre de Fabien Eychenne, Fyp Editions, septembre 2012

triangle.gif Entreprendre demain…dans les fablabs :

petit_carre.gif    Fablabs à suivre
-    Artilect à Toulouse : Trois jeunes ingénieurs en informatique et robotique ont conçu, grâce à Artilect, la première maquette d'un robot destiné à faciliter le travail des agriculteurs pour le désherbage. Le robot Oz est ainsi né.
-    Fablab à Lille : Charles Albert De Medeiros, fondateur de ce Fablab a été récompensé lors du concours Talents 2012 organisé par le réseau BGE pour cette initiative innovante.
-    La nouvelle fabrique à Paris 
-    Le Faclab de l'université de Cergy Pontoise 
-    Téléfab - Fablab Télécom Bretagne
-    Net-Iki 
-    Cerfav vient d'ouvrir le premier fablab dédié au verre à Vannes le Châtel (Meurthe et Moselle).
-    Photonic Fablab est dédié à l'expertise technologique et à l'accompagnement au prototypage autour des métiers de l'optique et de la photonique. 

petit_carre.gif    « (F)abécédaire »
On parle aussi de :
-    Living lab : il regroupe des acteurs publics, privés, des entreprises, des associations, des acteurs individuels, dans l'objectif de tester « grandeur nature » des services, des outils ou des usages nouveaux.
-    TechShop : c'est un atelier de très haut niveau d'outillage ouvert à tous à condition de payer un abonnement. Aucune compétence préexistante n'est nécessaire pour accéder au lieu, l'utilisation des machines complexes nécessite cependant une formation pour en valider la maîtrise, formation pouvant s'effectuer en quelques heures. A la différence des Fablabs qui ont chacun leur propre organisation, la structure de TechShop est pensée pour être répliquée efficacement.


[2] Tour d'horizon des fablabs 

[3] Expédition Refaire : L'expédition a pour vocation d'aller tester les limites de l'extension du Do It Yourself / Do It Ourselves, pour en ramener des opportunités, des défis et des pistes d'action


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