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Invités

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La coopérative artisanale, un outil au service du développement économique des entreprises

Photo de Pascal Sicot, président de la FFCGA Pascal Sicot
http://www.ffcga.coop

CV : Pascal Sicot est artisan, gérant d'une entreprise de couverture-plomberie chauffage à Saint-Pierre-Montlimart dans le Maine-et-Loire. Il est adhérent d'une coopérative d'achat du bâtiment – Pays de Loire Sanitherm –PLS- (groupe ORCAB), qu'il a présidée de 2002 à 2009, et co-gérant d'Espace 21, coopérative de construction-rénovation (adhérente de l'UFCAC).
Pascal SICOT préside la Fédération française des coopératives et groupements d'artisans (FFCGA) depuis 2016.

Interview :

Pouvez-vous nous expliquer ce qu'est une coopérative artisanale ?

Une coopérative artisanale, c'est un groupement de plusieurs artisans qui ont décidé de collaborer et de travailler ensemble afin de mutualiser et d'être plus performants sur un ou plusieurs postes de leur entreprise : achat, commercialisation, investissements en outils productifs ou de vente, etc.
Juridiquement, la coopérative artisanale est une société commerciale (SARL ou SA) dont l'objet est le développement de l'activité artisanale de ses adhérents. C'est donc un outil économique, exclusivement tourné vers la réponse aux besoins de ses adhérents, les artisans. La coopérative vise en effet à leur apporter le meilleur service, au meilleur prix.
Pour un artisan adhérent, la coopérative est sa "seconde entreprise".

A qui s'adresse-t-elle ?

La coopérative s'adresse aux entreprises artisanales, en création ou déjà établies, qui souhaitent rester indépendantes et maîtriser leur environnement économique : ne pas être dépendant des fournisseurs, ne pas être sous-traitant en gardant la relation commerciale directe avec le client, pouvoir investir dans des outils de production ou de vente de qualité, maîtriser ses débouchés commerciaux, améliorer sa qualité de service, son tertiaire d'entreprise, etc.
Elle peut regrouper de deux à plusieurs milliers d'adhérents, selon ses enjeux, métiers, besoins.
On retrouve des coopératives artisanales dans tous les secteurs des métiers : bâtiment, mécanique automobile et agricole, boucherie-charcuterie, coiffure, services à la personne, services au secteur industriel, artisanat d'art, paysage et travaux publics, poissonnerie, boulangerie, taxis, etc.

Quelles sont les différents types de coopératives artisanales ?

Il y a 3 grandes familles de coopératives d'artisans :
- les coopératives d'achat, qui permettent aux artisans de déléguer la fonction achat à leur coopérative et ainsi de bénéficier de meilleurs tarifs, de disposer de stocks externalisés, disponibles et gérés par la coopérative et de gagner du temps au niveau des négociations avec les fournisseurs,
- les coopératives de commercialisation, dans lesquelles les artisans se réunissent pour répondre ensemble à des marchés qu'ils n'auraient pas pu obtenir individuellement et éviter ainsi la sous-traitance,
- les coopératives de services et de production, qui permettent à des artisans d'investir en commun dans des points de vente et outils de travail dans le but d'améliorer leur productivité et de développer leurs débouchés commerciaux
Naturellement ces fonctions ne sont pas étanches et une coopérative peut remplir plusieurs d'entre-elles.

Quels sont les avantages pour un artisan de rejoindre une coopérative ?

Le premier avantage, c'est la réponse qu'offre la coopérative à des problèmes d'entreprises auxquels l'entrepreneur ne pourrait faire face en étant seul.
Le second, c'est le mode d'organisation qu'offre la coopérative qui permet à l'artisan de rester indépendant et de continuer à maîtriser sa vie d'entreprise et son environnement économique : maîtrise de ses approvisionnements, de sa clientèle, de ses débouchés commerciaux et gain de productivité.
Enfin, les artisans découvrent dans la coopérative un espace où ils peuvent échanger avec d'autres entrepreneurs. De concurrents ils deviennent collègues lorsqu'il s'agit de la coopérative !

A quoi s'engage un artisan qui rejoint une coopérative ?

Avant toute chose, il y a un engagement moral : celui d'utiliser les services de la coopérative. Cela s'appelle le "contrat d'engagement coopératif". Si l'artisan adhère à la coopérative, il s'engage à la faire fonctionner, à la développer, c'est-à-dire à utiliser ses services. C'est indispensable au bon fonctionnement d'une coopérative artisanale.
D'un point de vue juridique et financier, lorsque l'artisan adhère à une coopérative, il souscrit des parts sociales, dont le montant est très variable selon la taille et l'activité de la coopérative. Il immobilise donc du capital qui renforce les fonds propres de la coopérative, capital qu'il récupèrera lorsqu'il décidera de quitter la coopérative.
Il n'y a aucun contrat d'engagement dans la durée dans les coopératives d'artisans où l'on applique le principe de "porte ouverte".
La coopérative artisanale n'est jugée que sur le "service rendu" aux adhérents, c'est l'exigence qui garantit la réussite du modèle, en retour de l'engagement des artisans.
Enfin, les artisans coopérateurs respectent et appliquent  des principes qui caractérisent la gouvernance d'une coopérative, et notamment : la démocratie dans la prise de décision (un homme = une voix), la transparence (on se dit les choses, on joue collectif...), l'équité, etc.

Comment identifier et rejoindre une coopérative existante ?

Le plus simple est de s'adresser à la Fédération française des coopératives et groupements d'artisans (FFCGA) qui orientera l'artisan vers le bon interlocteur, ou bien de se renseigner localement auprès de sa chambre de métiers et de l'artisanat.

Pour adhérer à une coopérative existante, il faut remplir un dossier de demande d'adhésion qui sera examiné par une Commission d'agrément interne à la coopérative. Celle-ci est libre d'accepter ou de refuser la demande d'adhésion de tout candidat.


Propos recueillis par l'AFE en octobre 2017


Pour en savoir plus :

triangle.gif Voir la vidéo de présentation de la FFCGA
triangle.gif Télécharger la plaquette de présentation des coopératives d'artisans:

12/10/2017


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