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Entretien avec le médiateur du crédit

RICOL.gif René Ricol
http://www.mediateurducredit.fr

CV : Expert-comptable, René Ricol contribue depuis plus de 20 ans à la création et au développement d'entreprises. Reconnu par ses pairs comme un rénovateur de sa profession, il est au centre des réflexions menées par les différentes instances comptables nationales et internationales. Homme de convictions, il s'investit également dans de nombreux organismes tels que l'APCE, dont il est Président d'Honneur.
Pour faire face à la restriction d'octrois de crédits bancaires aux entreprises, le Président de la République lui a confié, en novembre 2008, la mission de médiateur de crédit. Il nous explique quel est son rôle ainsi que les démarches à entreprendre en cas de difficultés d'obtention de crédit.

Interview :

Cela fait maintenant trois mois que le médiateur du crédit à été institué à la demande du Président de la République : premier bilan ?

Nous avons contribué à préserver 30 000 emplois en confortant près de 1 200 entreprises dans leurs activités. La médiation du crédit aux entreprises, instituée par le Président de la République pour aider les entreprises à obtenir des financements, a été saisie au total par 4 439 entreprises. Les problématiques bancaires restent le principal motif de saisine, mais les difficultés liées à des ruptures d'assurance-crédit sont en hausse. A ce jour sur les 1 869 dossiers de médiation instruits, 64% ont abouti positivement.
 
Quelles sont les entreprises qui saisissent le médiateur du crédit ?

Les PME saisissent majoritairement le médiateur du crédit. Dans 95% des cas, les entreprises emploient moins de 50 salariés. Elles relèvent principalement des secteurs du commerce (31%), des services (28%) et du bâtiment (22%).

Un porteur de projet à la recherche de financement possède-il un recours en cas de refus de crédit ?

La premier réflexe des créateurs ou repreneurs d'entreprise doit être de se faire accompagner par un tiers de confiance de la médiation du crédit (réseaux d'accompagnement des créateurs d'entreprise, réseaux consulaires ou réseaux socioprofessionnels) pour les aider à mûrir leur projet et à constituer un dossier qui soit le plus acceptable possible par les financeurs à démarcher. En cas de refus de financement, les créateurs ou repreneurs d'entreprise peuvent se tourner vers la médiation du crédit pour les aider à trouver des solutions concertées avec les établissements financiers. 

Quels sont les montants moyens de demande de crédit observés dans les dossiers de médiation ?

Les encours de crédit traités en médiation sont inférieurs à 50 000 € dans 61 % des cas. Dans 13 % des cas ils sont compris entre 50 000 et 100 000 €, et dans 7 % des cas supérieurs à 500 000 €. 
 
Aujourd'hui, quelle est la position des banques, jouent-elles le jeu du crédit ?

Le dispositif de médiation repose sur une analyse, au cas par cas, des difficultés de financement des entreprises. Cette analyse est partagée entre une ou plusieurs banques, l'entreprise intéressée et les équipes départementales ou nationales de la Médiation du crédit. Cette approche technique vise à trouver ensemble des solutions pérennes pour rapprocher des positions initialement divergentes.

Par ailleurs, le médiateur du crédit et la Fédération Bancaire Française se sont accordés pour que, sauf situation exceptionnelle qui impliquerait un risque anormal pour les établissements, les banques n'utilisent pas, dans cette période de crise sérieuse, et dans leurs discussions avec la médiation du crédit, la notion de soutien abusif pour refuser de financer une entreprise. Un engagement a été pris sur ce point le 21 janvier dernier entre le médiateur du crédit et les représentants des principaux réseaux bancaires. Cette mobilisation commune est faite dans l'intérêt des entreprises et de l'emploi.
 
Peut-on réellement parler de frilosité ?

Les situations sensibles dans un contexte économique favorable deviennent rapidement difficiles à traiter dans un contexte économique dégradé. La distribution du crédit par les banques est aujourd'hui "contrainte par le risque plus que par le financement". Certains dossiers en médiation font apparaître des relations altérées entre l'entreprise et sa ou ses banques, bien avant la crise financière et souvent en raison d'un manque de dialogue et de transparence quant à l'activité de l'entreprise et ses perspectives d'exploitation.
 
Existe-t-il des disparités d'accès au crédit en fonction des régions ?


Il existe bien sûr quelques îlots, quelques poches de résistance, mais dans leur ensemble les banques jouent le jeu et nous sommes vigilants.
 
Comment le ralentissement économique touche-t-il les entreprises et plus particulièrement les TPE ?

La conjoncture dégradée affecte les carnets de commande mettant ainsi potentiellement en difficulté l'ensemble des entreprises. Plus fragiles, les petites structures sont naturellement les premières victimes de la crise financière. Nous en retrouvons un certain nombre en médiation puisque 77% des dossiers que nous recevons viennent d'entreprises qui ont 10 salariés au plus. Nous les aidons à trouver des solutions pour les conforter dans la poursuite de leurs activités.

Quels sont vos conseils en cas de difficultés conjoncturelles ? Quelles actions les entreprises peuvent-elles mettre en place rapidement ?

La crise financière dégrade la trésorerie de nos entreprises. Le ralentissement de l'activité économique, associé à des restrictions de lignes de crédit ou des ruptures dans la gestion du crédit interentreprises, altèrent leur situation financière, surexposant les plus fragile comme celles confrontées à des difficultés structurelles. Pour assurer leur pérennité, elles doivent chercher à financer les besoins de trésorerie à court terme en recourant notamment au crédit. C'est à ce titre que la médiation peut les aider à trouver des solutions adaptées et concertées avec leurs établissements financiers.
Plus globalement, la crise financière que nous subissons en ce moment change les repères des agents économiques. L'anticipation et de la gestion du risque sont désormais les principaux enjeux de toutes les entreprises quelle que soit leur taille. Les petites entreprises, qui constituent le gros de la flotte des entreprises, sont moins armées pour y faire face. Elles doivent se faire accompagner car il est toujours plus difficile d'avoir à traiter seules des situations dans l'urgence.
 
Vous aviez soulevé le problème de l'assurance-crédit. Qu'en est-il aujourd'hui ? Les assureurs-crédits ont-ils durci leurs conditions de garantie ? Quelles conséquences pour les entreprises ?

Dans le prolongement des accords signés le 27 novembre 2008 avec Christine Lagarde, nous avons signé le 22 janvier 2009 une convention de partenariat avec les principaux acteurs de l'assurance-crédit (Euler Hermes, Sfac, Coface, Atradius, Axa et Groupama). L'objectif est qu'ils renforcent leurs efforts de soutien à l'activité économique, qu'ils se mobilisent aux côtés de la médiation du crédit pour faciliter l'accès à l'assurance-crédit de tous types d'entreprises, même les plus petites, et qu'ils traitent efficacement les dossiers de médiation pointant des problèmes de rupture d'assurance sur crédits interentreprises.
En préservant les entreprises contre le risque de défaillance de leurs clients, les principaux acteurs de l'assurance-crédit jouent un rôle déterminant de soutien à l'activité. A fin 2008, ils couvraient près du quart du crédit interentreprises en France qui s'est élevé à 1 600 Md€. Dans le contexte d'une conjoncture économique tendue, le retrait de l'assurance crédit est parfois invoqué comme une raison de difficultés de financement. C'est pourquoi, il convenait de s'accorder rapidement avec les principaux acteurs de cette profession.
 
En tant que Président de France Investissement, avez-vous observé une diminution des levées de fonds ?

Les fonds de capital investissement n'échappent pas à la crise et la levée de fonds est bien sûr difficile. France Investissement joue de ce point de vue un rôle contrat cyclique nécessaire. Les engagements pris par les partenaires publics et privés du dispositif ont permis la constitution de fonds solides et armés pour renforcer leurs capacités d'investissement. Aujourd'hui les entreprises peuvent frapper à la porte des fonds financés par  France Investissement. Notre objectif dans le cadre de la médiation est de trouver le moyen, avec les principaux acteurs, de simplifier et d'accélérer les procédures d'investissement. Un partenariat pour les entreprises en médiation devrait être conclu prochainement.

Propos recueillis en janvier 2009 par Alexandra Barth


30/01/2009


Création d'entreprise, reprise d'entreprise | AFE, Agence France Entrepreneur

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