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EN BREF...


Après avoir signé un protocole d'accord avec le ou les cédants, et obtenu une notification écrite des financeurs sollicités confirmant l'octroi de crédits, le repreneur va pouvoir s'engager définitivement et déclencher les procédures qui rendent le processus de reprise irréversible :

- déblocage des fonds,
- signature de l'acte de cession définitive,
- formalités administratives de reprise.


  Les procédures financières

L'opération de reprise peut, en fonction de la taille de l'entreprise, nécessiter :
- de recourir à différentes sources de financement,
- de mettre en place une ingénierie financière sophistiquée,
- de faire intervenir un ou plusieurs dispositifs de garantie.

La difficulté, à ce stade, sera de synchroniser les accords des différents financeurs pour que leurs concours soient mis en place de façon concomitante.
Cela nécessite une organisation méticuleuse du suivi des demandes d'intervention, car l'accord d'un financeur est souvent conditionné à celui d'un autre...
Le repreneur devra tenir compte du fait que les concours financiers ne sont débloqués qu'après vérification de la consistance réelle des garanties exigées.

Il devra planifier le déblocage des fonds avec une marge de sécurité suffisante par rapport au processus prévisionnel de reprise de l'entreprise. Tout retard pris dans la possession effective de l'entreprise (du fait notamment du déblocage tardif des fonds pour en payer le prix d'achat) peut être source de coûts financiers supplémentaires et de désorganisation de celle-ci.


  La signature de l'acte de cession

Le protocole d'accord, signé à l'issue de la phase de négociation, constitue l'acte juridique le plus important de l'opération de reprise. Il en est de même (en cas de cession d'une société) de la garantie d'actif et de passif, dont le projet est généralement annexé au protocole.
Ainsi, dans certains cas, la rédaction de l'acte définitif de cession ne représente qu'une "formalité"... soumise néanmoins à une réglementation stricte lorsqu'il s'agit de la reprise d'un fonds de commerce ou d'une SARL. Cela ne s'improvise donc pas !

Qu'il s'agisse de la cession d'un fonds de commerce, d'une présentation de clientèle ou d'une cession de titres, l'opération de reprise, dès l'instant où elle n'englobe pas la cession d'un immeuble, peut être réalisée :
- soit par acte sous seing privé (sans intervention d'un notaire),
- soit par acte authentique (devant notaire).
Il est cependant vivement conseillé de recourir aux services d'un professionnel du droit (avocat ou notaire).

Cession d'un fonds de commerce

La rédaction de l'acte doit faire l'objet d'une attention particulière. Les parties sont libres d'y inclure ou non tel ou tel élément. Il comprend classiquement les éléments corporels (matériel, outillage, etc.) et certains éléments incorporels (clientèle, droit au bail, nom commercial, enseigne, etc.). D'autres peuvent s'y ajouter : marques, brevets, droits d'auteur, contrat de franchise s'il n'a pas été conclu avec le cédant "intuitu-personae".

Un certain nombre de mentions doivent obligatoirement figurer dans l'acte de vente :
- le nom du précédent vendeur, s'il y a lieu,
- la date et la nature de l'acte d'acquisition du précédent propriétaire,
- le prix d'acquisition auquel le cédant a lui-même acquis le fonds cédé,
- si le fonds a été créé par le vendeur : cette information doit figurer dans l'acte,
- l'état des insciptions grevant le fonds (privilèges, nantissements...), à demander au greffe du tribunal de commerce,
- le chiffre d'affaires et les bénéfices des trois dernières années,
- informations relatives au bail : date, durée, nom et coordonnées du bailleur et du cédant si le bail a été précédemment cédé.

Les immeubles, créances, dettes et liquidités ne font pas partie de la transaction.
Il en est de même, en principe, des contrats, à l'exception des contrats de travail, des contrats d'assurance et du bail.

Les stocks sont vendus avec le fonds, mais ils font généralement l'objet d'un acte séparé.

Cession de titres de société

La rédaction d'un écrit est obligatoire pour les cessions de parts sociales (EURL, SARL, SNC,...). Elle est facultative pour les cessions d'actions qui peuvent être constatées par simple virement de compte à compte.

A titre indicatif, un exemple de rachat de parts sociales est disponible dans la rubrique "formulaires et outils".


  Les procédures administratives

Le repreneur peut naturellement confier l'exécution de l'ensemble de ces formalités à un conseiller extérieur. Mais il importe qu'il connaisse le cadre, le type et le sens des formalités à accomplir.

Cession d'un fonds de commerce

La cession du fonds de commerce est très réglementée du fait des risques qu'elle fait courir tant au cédant qu'au repreneur :
- des mentions obligatoires doivent figurer dans l'acte de vente (voir ci-dessus),
- des formalités de publicité doivent, par ailleurs, être respectées pour permettre aux créanciers de s'opposer au paiement du prix et de réagir en cas de sous-évaluation du fonds cédé.
En effet, le repreneur achète des actifs, mais ne prend pas en charge le passif de l'entreprise. Les créanciers doivent donc pouvoir se faire payer avant que la transaction ne soit réellement effectuée.

En résumé :
- le contrat de vente doit être enregistré dans un délai de 15 jours auprès du service des impôts,
- dans les 15 jours suivants, le repreneur doit procéder à la publication de la vente dans un journal d'annonces légales,
- dans les 15 jours suivants, il doit faire publier, via le greffe du tribunal de commerce, un avis au Bodacc (Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales),
- s'en suivent les formalités d'immatriculation au RCS du repreneur et de radiation du cédant.
Plus d'informations sur les formalités liées à la cession du fonds de commerce.

Les créanciers du vendeur ont la possibilité, sous certaines conditions :
- de s'opposer au paiement du prix, dès l'instant où leur créance est certaine,
- de "surenchérir d'un sixième", lorsqu'ils estiment que le fonds a été sous-évalué. Cela signifie qu'ils peuvent exiger que le fonds soit vendu aux enchères publiques avec une mise à prix augmentée d'un sixième par rapport au prix convenu dans l'acte.
Compte-tenu de ces risques de recours des créanciers, il est conseillé de verser le prix de la cession entre les mains d'un séquestre.

A savoir : le repreneur peut être rendu responsable, solidairement avec le cédant, dans la limite du prix du fonds, du paiement de l'impôt au titre des bénéfices réalisés pendant l'exercice de la cession, et parfois même de l'exercice précédent.

Certaines formalités complémentaires, liées à des éléments du fonds, peuvent être exigées. Par exemple :
- l'acte de cession doit en principe être signifié au bailleur ; le contrat de bail peut d'ailleurs prévoir des exigences particulières comme l'agrément du repreneur ou l'obligation de rédiger l'acte de cession par acte authentique,
- si certains matériels ou outillages ont été acquis en crédit-bail, leur cession ne peut être réalisée que par la société de crédit-bail,
- la cession de marques ou de brevets doit faire l'objet d'une publicité auprès de l'Inpi.

Cession de parts de SARL

La reprise par rachat de parts de SARL entraîne un certain nombre de formalités obligatoires :
- agrément du projet de cession par la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales, à moins que les statuts prévoient une majorité plus forte,
- après la signature de l'acte de cession : modification des statuts en AGE,
- enregistrement auprès du service des impôts de l'acte de cession et des nouveaux statuts,
- dépôt au greffe du tribunal de commerce du lieu du siège social de la société de deux exemplaires de l'acte de cession et des statuts modifiés,
- publicité au Bodacc (effectuée par le greffe).

La cession devient opposable à la société :
- soit par le dépôt au siège social d'un original de l'acte contre remise par le gérant d'une attestation de dépôt,
- soit par la signification de la vente à la société par acte d'huissier.
Lorsqu'elle est accomplie sous la forme d'un acte authentique (passé devant notaire), la cession est opposable à la société si le gérant, représentant la société, est intervenu à l'acte de cession.

Elle devient opposable aux tiers par le dépôt de deux orgininaux de l'acte de cession au greffe du tribunal de commerce, qui délivre un récépissé de dépôt.


Juin 2007


Création d'entreprise, reprise d'entreprise | AFE, Agence France Entrepreneur

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