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Méthodes patrimoniales

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Les méthodes patrimoniales d'évaluation d'entreprise sont présentées ci-dessous.
Elles donnent une vision de l'entreprise, qui doit être complétée par d'autres approches pour aborder le "vrai" prix qui résultera de la négociation, c'est à dire le montant qui sera accepté par le cédant et qui sera financé par le repreneur.


  Présentation

  Principe général : ces méthodes visent à évaluer les actifs de l'entreprise (ce qu'elle possède) et à en soustraire la valeur de ses dettes pour obtenir l'actif net comptable, appelé encore situation nette.

  Les corrections : le bilan de l'entreprise ne reflète que la valeur historique de ce qu'elle possède, c'est à dire l'argent, en monnaie de l'époque, dépensé par l'entreprise pour acquérir ce bien qui a ensuite été amorti comptablement sur la durée.
Il est nécessaire de procéder à des corrections, ajustements, ré-évaluations, retraitements, etc., dont les plus fréquents sont les suivantes :

ré-évaluation des biens ayant pris ou perdu de la valeur : immobilier, terrain, fonds commercial, stocks etc.
ré-intégration d'actifs financés en crédit-bail (sans oublier leur contrepartie au passif)
intégration de passifs absents du bilan : c'est souvent le cas du passif social, c'est-à-dire les provisions pour départ en retraite de salariés, ou encore du coût de mesures de remise en état de site d'exploitation, de dépollution, etc.
suppression de non-valeurs : il peut y avoir au bilan des éléments sans valeur économique (frais d'établissement, frais de recherche et développement, terrains, etc.) ou du moins pour le repreneur (aménagements inadaptés, marques,etc.)
intégration des passifs de liquidation si cette solution est réellement envisagée (indemnisation des salariés, paiement des frais, etc.)


  Attraits et limites de la méthode

  Attraits

Les calculs nécessaires sont abordables et permettent un échange simple entre le cédant et le repreneur, objet par objet. Dans certaines situations ils délivrent une valeur suffisamment proche de la valeur économique pour éclairer la négociation. Ils sont aussi utiles pour aborder la valeur de remplacement ou la valeur de liquidation de l'entreprise

si le repreneur voulait reconstituer cette entreprise et ses actifs (ses biens), combien cela lui coûterait-il ?
si le cédant voulait arrêter son activité et vendre les actifs "au détail", combien cela lui rapporterait-il, net de remboursement des dettes ?

  Limites

Ces méthodes pêchent essentiellement par le fait qu'elles ne reflètent pas le potentiel économique (important ou au contraire faible) de l'entreprise (son futur).

  Exemples de situations d'applications non pertinentes

Une entreprise ancienne, régulièrement bénéficiaire par le passé et ayant peu distribué de dividendes, mais dont les résultats ont fortement fléchi : "Sur le papier" elle vaut cher (Actif Net Comptable élevé), mais ses résultats ne permettront pas au repreneur de rentabiliser son investissement.

Une entreprise récente qui, après avoir essuyé plusieurs années de pertes au démarrage et avoir épuisé ses fonds propres vient d'atteindre une rentabilité élevée et promise à une forte croissance.

  Exemples de situations d'applications adaptées

Une entreprise artisanale employant 5 salariés, disposant d'un parc matériel et outillage en bon état, rémunérant correctement le cédant pour son travail et affichant depuis des années un bénéfice régulier, distribué ou prélevé. Dans ce cas la méthode donnera la valeur minimale de l'entreprise, à laquelle il ne restera plus qu'à ajouter la valeur de la clientèle. La négociation entre le cédant et le repreneur intégrera la difficulté pour le repreneur de reconstituer une clientèle équivalente s'il ne se met pas d'accord avec le cédant sur un prix.

Même chose pour un commerce bien situé, dont l'activité sera poursuivie par le repreneur : S'il devait s'installer à un endroit de même qualité commerciale, il devrait probablement investir un montant proche de l'Actif Net Corrigé de l'entreprise. Il ne lui reste plus qu'à apprécier ce que lui fera gagner la clientèle déjà acquise et qu'il n'aura quà fidéliser.

Attraits de l'analyse et usage

Limites de l'analyse et situations délicates

Une mise en oeuvre simple

Un recours progressif aux experts (application des correctifs)

Des échanges aisés entre cédant et repreneur

délivre la valeur minimale de l'entreprise lorsque elle est plutôt petite et sa rentabilité stable

donne de bonnes indications sur la valeur de remplacement et la valeur de liquidation

l'analyse n'intégre pas la rentabilité de l'activité (faible ou importante)

l'analyse est statique (c'est une photo à un moment donné) et intègre mal des changements importants et récents dans la rentabilité de l'entreprise (dans un sens ou dans l'autre)

l'analyse ne donne aucune indication au repreneur sur le montage de son financement

  Information intéressante : une entreprise "moyenne" sous l'angle de ses performances économiques et de sa situation générale, rachetée pour sa valeur d'actif net, est considérée comme plutôt "pas chère", alors que la même entreprise "moyenne", rachetée pour 2 fois sa valeur d'actif net est considérée comme "chère".

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